Portraits de créateurs

  • Parce que personne n'en parle ...

     

    7726_8.jpg

    Michèle Gleizer,  née le 12 juillet 1941 et décédée le 8 octobre 2017 à Paris , était une actrice et une brodeuse.

    Non seulement elle a joué dans un nombre considérable de films, téléfilms et pièces de théâtre...

    (Voir Wikipedia)

     

    ... mais ses broderies sont de toute beauté.

    724e7120c1950cc87c8b1107fba9290c.jpg

     

    broderie-michele-gleizer.jpg

    Voir aussi le document que DMC lui a consacré :

    http://louvedelfieu.com/fascicule_dmc_michele_gleizer.pdf

     

    Michèle est partie discrètement comme elle a vécu mais nous ne l'oublierons pas .

    ob_e74757_35921557-p.jpg

  • Retour du salon PAF de Nantes

    Comme chaque année, je suis rentrée épuisée mais ravie du salon. Je n'ai pas fait beaucoup d'achats à part quelques fournitures au Comptoir des Fleurettes et des fils à broder aux stands de Léa Stansal et de Cécile Franconi mais j'ai fait provision d'images !

    J'ai partagé ma journée entre les expositions et les stands. Ce n'était pas toujours facile de prendre des photos car il y avait foule et on manquait de recul pour photographier les grands quilts.

    A l'arrivée nous étions accueillis par les décos des "Creative Mamy" :

    BLOG 001.JPG

    BLOG 002.JPG

    Le stand qui m'a le plus intrigué est celui de Justine and Cow, son détournement d'objet et surtout de poupées bien que très esthétique m'a parfois inquiété !

    BLOG 003.JPG

    BLOG 004.JPG

    BLOG 005.JPG

    BLOG 006.JPG

    BLOG 007.JPG

    BLOG 008.JPG

     

    115518565.jpg

    Vous pouvez trouver des informations sur cette créatrice sur son blog ICI  ou LA

     

    73077740_p.jpg

  • NeSpoon à Pont-L'Abbé

    Connaissez-vous NESPOON ?

    Je viens de découvrir cette artiste polonaise qui séjourne actuellement dans le Finistère.

    Après avoir pratiqué le street art dans les rues de Varsovie en recouvrant les murs et le mobilier urbain de la ville avec de magnifiques pochoirs géants inspirés de dentelle traditionnelles … NESPOON s'intéresse au PICOT bigouden et à la dentelle bretonne. Pour elle la dentelle est un trait d'union entre les différentes cultures et le street art son espace de liberté.

     

    NeSpoon-lace-street-art-11.jpg

     

     

    NeSpoon-lace-street-art-12.jpg

     

    nespoon-10.jpg

    L’artiste  s’est posée à Pont-l’Abbé pour un travail dans le cadre de "Pont-l’Abbé fait dans la dentelle" et s'est emparée d'un mur pour le transformer en dentelle place des Carmes. 
    Elle crée des oeuvres qui sont à mi-chemin entre l'art urbain, la poterie, la peinture et la bijouterie. Son travail artistique consiste à imprimer de la dentelle traditionnelle sur plusieurs types de supports, en argile ou à peindre sur les murs.

    13198385_1756994541213961_3065577182609720334_o.jpg

    Crédits facebook.com/pontlabbe.tricote

    13244199_543224562469344_2229025146370120196_o.jpg

     

    En mai, la dentelle sera donc mise à l'honneur à Pont L'Abbé et la journée mondiale du tricot  le 11 juin se déroulera dans les jardins des Douves où, lors d'une fête, une quarantaine de tricoteuses décoreront le mobilier urbain en Yarn Bombing, une jolie façon d'accueillir les visiteurs cet été !

     

     
      En complément deux petites vidéos ici :
     

     https://www.youtube.com/watch?v=2_Y5bL0utwc

  • Le petit monde de Beatrix Potter

    imagesCAISOAR6.jpg

    Si comme moi vous aimez l'univers de Beatrix Potter, je vous invite à visiter ce site qui lui est consacré :

    http://www.peterrabbit.com/fr/

     

    imagesCA59AARS.jpg

  • La famille Odorico : une famille de mosaïste

    2.jpg

    C’est à la fois l’histoire d’une famille, d’une entreprise familiale, d’un parcours artistique et d’un patrimoine culturel régional.

     

    Installée à Rennes de 1882 à 1978, l’entreprise fondée par des immigrés italiens, a marqué de son art original de très nombreux bâtiments publics et privés, dans toute cette région de l’ouest de la France.

     

     

     

     Une dynastie de mosaïstes

    Les frères Odorico, Isidore et Vincent, viennent de Sequals, dans le Frioul. Ils participent au chantier de l'Opéra Garnier à Paris sous la direction du mosaïste italien Gian Domenico Facchina (1826-1904). Ils s'installent ensuite en famille à Tours en 1881. En 1882, les frères s'associent pour fonder leur propre entreprise à Rennes.imagesCAX06DVY.jpg

     Dans une région n'ayant aucune tradition de mosaïque, ils importent une technique venue de leur province d'origine.

     Le coût de fabrication est réduit grâce à la technique de la pose par inversion, d'abord utilisée à l'Opéra Garnier et inspirée par les procédés de restauration des mosaïques antiques (Mora à Arles). Il l'est également par l'invention des « émaux dimensionnés » qui permet de gagner du temps sur les coupes de tesselles.

     Très bons artisans, ils répondent éventuellement à des commandes passées par des architectes pour les diocèses d'Ille-et-Vilaine et des Côtes-du-Nord, dans la lignée des grands décors des basiliques mariales de la fin du XIXe siècle mais aussi à Notre-Dame de la Garde à Marseille et Fourvière à Lyon, etc.

    Bar - Rennes.jpg

    Leur quotidien est fait de décors au sol, principalement en marbre, pour des entrées d'immeubles ou des boutiques.

     

     

    Bar de Rennes

     

               Pâtisserie de Rennes (Galerie du Théâtre)
    Théâtre de Rennes.jpg

    Patisserie - Rennes.jpg

     

    Isidore Odorico fils : l'artiste (né le 31 octobre1893 et mort le 27 février1945 à Rennes -Ille-et-Vilaine) :

    De 1908 à 1913, Isidore Odorico suit les cours de l'École des Beaux-Arts de Rennes. Il reprend l'entreprise familiale après la Première Guerre mondiale et la développe considérablement dans l'entre-deux-guerres. Il épouse en 1922 Marcelle Favret, fille de Pietro Favret. À partir de ce moment-là il collaborera à de nombreux chantiers avec son beau-père. Grâce à sa formation artistique, il va insuffler une dimension plus artistique et décorative à l’entreprise et crée de manière tout à fait personnelle des motifs inspirés par l'Art déco, alors en plein développement. L’exposition Arts déco de 1925 a marqué un moment important : l’ornement devient un élément majeur de la fonction décorative ».

    La maison Odorico, saura appliquer ce principe aux programmes les moins usuels, les moins habituellement tape à l’œil, c'est-à-dire les salles de bains, les façades d’immeubles et devantures de boutiques.

    08-02178-Odorico432.jpg

     

     

    Maison d'Isidore Odorico, la salle de bain
    © Alain Amet - Musée de Bretagne

     

     

     

     Guéridon.jpg Guéridon

     

     

     

     

     

     

     

    imagesCASACE18.jpg imagesCAFJKVFY.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Entrée d'immeubleEntrée d'immeuble.jpg

                              Cité universitaire à Rennes

    Cité universitaire Rennes.jpg  Eglise Ste Thérèse RENNES.jpg

    •  1933 : intérieurs de l'église Sainte-Thérèse de Rennes

     

     

     

                Trehorenteuc

    Eglise Trehorenteuc.jpg

    Isidore Odorico va collaborer avec différents architectes travaillant en Bretagne :

     7.jpgJean de La Morinerie

     

    1925 : sols intérieurs et extérieures de la Villa « Le Petit Carhuel » à Étables-sur-Mer

     

     

     Villa  petit Carhuel.jpg

     Emmanuel le Ray (crèches pour la Ville de Rennes)Crêche rue Papu.jpg

     1934 : lambris et frise de la crèche municipale rue Papu à Rennes

     

    imagesCAWRW41D.jpg

     

     Mes préférées car j’ai fréquenté cette crèche pendant 3 ans

     

     

     

     

    220px-Rennes-pool-1.jpg

    1923-1926 : bassins de la piscine et des bains publics Saint-Georges à Rennes (Ille-et-Vilaine)

     

    imagesCATI40XE.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    08-02506_poste432.jpg

    Façade de la Poste de Saint-Lunaire.
    (Photo : Alain Amet / Musée de Bretagne)

     

    09-00371_maisonbleue416.jpg

     

    1927 : façades et intérieurs de la "Maison bleue" à Angers (Maine-et-Loire)

     

     

     

     

     

     

     

     

    Détails1.png280px-La_Maison_Bleue_-_Angers_-_20110119.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     sans-titre.png

     

         Maison d'Isidore Odorico à Rennes (Photo : Danielle                                                                        Birck/ RFI)

     

     Au moment où l’Art déco décline, les mosaïques d’Odorico, elles, paradoxalement, perdurent. C'est-à-dire que dans les années 1930, Odirico continue à faire sa mode »… Ce qui ne signifie pas que le fils Odorico reste imperméable à son évolution. Pour sa maison construite entre 1939 et 1940, il a compris le phénomène de modernité qui est en train de s’accomplir sous ses yeux et elle est caractéristique du moment : les carreaux cassés, les grandes baies vitrées… Mais ça ne l’empêche pas de continuer à aimer les matériaux, à aimer la couleur et à l’intérieur de sa maison, on voit qu’il continue à être un mosaïste

    Roscoff.jpg

     

     

     

     

    Roscoff

    Roscoff 1.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    Dans l'entre-deux-guerres, on recense des œuvres de l'atelier Odorico dans 122 villes du grand Ouest. Avec un succès qui se traduit par l’afflux des commandes, publiques et privées, l’ouverture de trois succursales à Angers, Nantes et Dinard, tandis que Rennes devient un des centres de production de mosaïques les plus importants de France.

    Odorico jusqu’au bout

    Sa mort, en 1945, va ouvrir un nouveau chapitre de l’entreprise Odorico qui est aussi celui de son déclin inéluctable. A la simplification des formes dictée par la modernité, aux enjeux de la production industrielle, va s’ajouter la crise économique des années 1970 qui aura raison de l’entreprise rennaise, laquelle aura néanmoins réussi à garder son nom jusqu’au bout.

    Si l’entreprise disparue, l’héritage demeure, sous la forme d’un patrimoine en grande partie conservé, comme on peut le constater en parcourant les rues de Rennes en quête des traces encore bien présentes.

  • Les cartes publicitaires animées de Jorj Morin (1909-1995)

     

    paragraphe_img_1_fr_petit_navire_tapioca.jpg

    1909 : Naissance de Jorj MORIN à Cholet (Maine-et-Loire), le 4 octobre, d'un père et d'une mère d'origine angevine.

    1919-1927 : A Rennes, ses études sont interrompues par la maladie à 17 ans. Il habite alors à La Possonnière près d'Angers une maison face à la Loire. Lecture, leçons de dessin par correspondance et surtout de très nombreux croquis d'après nature, chaque jour.

    1931 : Il s'établit à Nantes comme graphiste (affiches, mise en page, études de marques, etc.). Cette activité lui permettra de s'initier à la lithographie, de s'exercer à la gravure sur cuivre, à la peinture, puis plus tard à la tapisserie et à la mosaïque, jusqu'à ce que ces expériences prenant de plus en plus d'importance l'amènent à s'y consacrer totalement.

    Il travaille pour de grandes entreprises telles que la Biscuiterie Nantaise, les cafés Houdet, les conserveries Amieux et Cassegrain.

    article_0802-NAN03-JORJMORIN03.jpg

    Image 4.png

    programme_image_bas_j_morin_jacquemaire.jpg

    galettesstmichel-1.jpg

     

    images.jpg

     

    IMGP0003.jpg

     

    IMGP0011.jpg

     

    IMGP0017.jpg

     

     

    jorj_morin_menthe.png

     

    mPhoto.jpg

    pastis_jorj_morin.jpg

     

    PHOTO_123803_apx_500__w_presseocean_.jpg

    Le publicitaire se consacre aussi à la promotion d’événements comme les Foires de Nantes, la Mi-Carême...
    Jorj Morin est surtout connu pour ses activités artistiques : peinture, gravure, tapisserie, mosaïque. 
    Son travail témoigne des évolutions de la publicité, des années 1930 aux années 1970.

    Le style ludique de Jorj Morin est celui d’un dessinateur publicitaire dans l’air du temps, avec son goût pour les formes géométriques, son souci de l’épure, sa recherche de slogans humoristiques…

    Jorj Morin sait composer un univers propre à chaque marque, en inventant des personnages qui font sourire, très souvent des animaux humanisés.

    Il s’adresse également aux enfants, créant pour eux des bandes dessinées publicitaires et des petits jouets à réaliser et à collectionner…

    Jorj 3.JPG

    Vermigene Bailly 2.JPG

    Vermigene Bailly.jpg

  • La maison de Yoko Saito au salon de Nantes (3)

    Yoko Saito est l'une des plus célèbres quilteuses japonaises. Le salon nous a offert la possibilité d'admirer la décoration d'une maison par cette grande artiste.

    Nantes 001.JPG

     

    Nantes 003.JPG

    Nantes 013.JPG 

    Nantes 007.JPG

    Nantes 008.JPG 

    Nantes 002.JPG

     Nantes 016.JPG

    Nantes 015.JPG

    Nantes 004.JPG

    Nantes 012.JPG

    Nantes 005.JPG

    Nantes 006.JPG

    Nantes 011.JPG

    Nantes 009.JPGNantes 010.JPG

    Nantes 014.JPG

     

  • Pascal Jaouen au salon "Pour l'amour du fil" (2)

    L'un de mes créateurs préférés à ce salon est Pascal Jaouen.

    Ce breton né à Quimperlé a été initié dès l'enfance à la broderie bretonne et il est rapidement devenu passionné du "Glazic", broderie du pays de Quimper qui s'exécute avec des fils de soie.

    Il participe à l’atelier de broderie de Viviane Hélias où il fait ses premiers pas et ses premières aiguillées de perles et de fils.

    Il crée sa propre entreprise « l’Ecole de broderie d’Art de Kemper » en 1995.
    Seul enseignant au départ, la structure en compte aujourd’hui cinq sur une quinzaine d’écoles jusqu’à Nantes, sans compter les stages dans différentes villes de France et à l’étranger.

    S’il veut pérenniser cet art du fil breton, Pascal Jaouen veut avant tout faire évoluer la broderie et la sortir de son cadre traditionnel.  Il crée et brode sa première composition « Le tapis d’Orient ».
    Exposée à la 1ère Biennale de Broderie d’Art à Bayeux en 1995, cette réalisation remporte un grand succès.

     

    Nantes 027.JPG

    Le tapis d'orient

    Ce succès l’incite à poursuivre dans cette voie créatrice en s’inspirant des points et des motifs des costumes que portaient les hommes de Quimper.
    Il y ajoute son inspiration personnelle et n’hésite pas à associer aux fils de soie des végétaux comme l’oyat, plante qui pousse sur les dunes, mais aussi des perles de verre et des galons.

    Cette "Broderie Glazig" est donc adaptée à la création contemporaine et elle fait rapidement la renommée de l’Ecole de broderie d’art de Kemper. Y sont également enseignés la broderie du « pays bigouden » (Pont-L’Abbé), le perlage, la broderie blanche sous toutes ses techniques : le richelieu, plumetis, jours anciens et Cilaos, broderie sur tulle, le passé empiétant, ainsi que des techniques au crochet : le lunéville, la dentelle de Lier et le point de Beauvais...

     

    Nantes 017.JPG

     

     

    Nantes 018.JPG

    Nantes 019.JPG

    Nantes 020.JPG

    Nantes 021.JPG

    Nantes 022.JPG

    Nantes 023.JPG

    Nantes 024.JPG

    Nantes 025.JPG

    En 2003, il ouvre un atelier de confection et propose aux particuliers des créations personnalisées pour des robes de mariées, des tenues de cérémonies ou des costumes.

    En 2005, il publie un ouvrage sur la broderie Glazig intitulé « Le Brodeur bleu » aux Editions du Télégramme.

  • Un magicien-récupérateur

    Jean-Pierre AUGIER est un récupéreur magique, il redonne vie à de vieux outils et des bouts de métaux, je vous laisse en juger  et si vous voulez en savoir plus sur lui ,vous pouvez visiter son site :

    http://www.jpaugier.fr/

    2 Canards.jpg

    2 lapins.jpg

    3 oiseaux.jpg

    chapardeur.jpg

    chat et souris.jpg

    chat lune.jpg

    Chatte et chatons.jpg

    couple chats.jpg

    deux canards se disputant un ver.jpg

    Ecureuils.jpg

    Le lac des cygnes.jpg

    Les lucioles.jpg