05.12.2011
Le petit monde de Beatrix Potter

Si comme moi vous aimez l'univers de Beatrix Potter, je vous invite à visiter ce site qui lui est consacré :
http://www.peterrabbit.com/fr/

14:02 Publié dans Portraits de créateurs | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
15.10.2011
La famille Odorico : une famille de mosaïste

C’est à la fois l’histoire d’une famille, d’une entreprise familiale, d’un parcours artistique et d’un patrimoine culturel régional.
Installée à Rennes de 1882 à 1978, l’entreprise fondée par des immigrés italiens, a marqué de son art original de très nombreux bâtiments publics et privés, dans toute cette région de l’ouest de la France.
Une dynastie de mosaïstes
Les frères Odorico, Isidore et Vincent, viennent de Sequals, dans le Frioul. Ils participent au chantier de l'Opéra Garnier à Paris sous la direction du mosaïste italien Gian Domenico Facchina (1826-1904). Ils s'installent ensuite en famille à Tours en 1881. En 1882, les frères s'associent pour fonder leur propre entreprise à Rennes.
Dans une région n'ayant aucune tradition de mosaïque, ils importent une technique venue de leur province d'origine.
Le coût de fabrication est réduit grâce à la technique de la pose par inversion, d'abord utilisée à l'Opéra Garnier et inspirée par les procédés de restauration des mosaïques antiques (Mora à Arles). Il l'est également par l'invention des « émaux dimensionnés » qui permet de gagner du temps sur les coupes de tesselles.
Très bons artisans, ils répondent éventuellement à des commandes passées par des architectes pour les diocèses d'Ille-et-Vilaine et des Côtes-du-Nord, dans la lignée des grands décors des basiliques mariales de la fin du XIXe siècle mais aussi à Notre-Dame de la Garde à Marseille et Fourvière à Lyon, etc.

Leur quotidien est fait de décors au sol, principalement en marbre, pour des entrées d'immeubles ou des boutiques.
Bar de Rennes
Pâtisserie de Rennes (Galerie du Théâtre)

Isidore Odorico fils : l'artiste (né le 31 octobre1893 et mort le 27 février1945 à Rennes -Ille-et-Vilaine) :
De 1908 à 1913, Isidore Odorico suit les cours de l'École des Beaux-Arts de Rennes. Il reprend l'entreprise familiale après la Première Guerre mondiale et la développe considérablement dans l'entre-deux-guerres. Il épouse en 1922 Marcelle Favret, fille de Pietro Favret. À partir de ce moment-là il collaborera à de nombreux chantiers avec son beau-père. Grâce à sa formation artistique, il va insuffler une dimension plus artistique et décorative à l’entreprise et crée de manière tout à fait personnelle des motifs inspirés par l'Art déco, alors en plein développement. L’exposition Arts déco de 1925 a marqué un moment important : l’ornement devient un élément majeur de la fonction décorative ».
La maison Odorico, saura appliquer ce principe aux programmes les moins usuels, les moins habituellement tape à l’œil, c'est-à-dire les salles de bains, les façades d’immeubles et devantures de boutiques.

Maison d'Isidore Odorico, la salle de bain
© Alain Amet - Musée de Bretagne
Guéridon

Entrée d'immeuble
Cité universitaire à Rennes

Trehorenteuc

Isidore Odorico va collaborer avec différents architectes travaillant en Bretagne :
Jean de La Morinerie
1925 : sols intérieurs et extérieures de la Villa « Le Petit Carhuel » à Étables-sur-Mer

Emmanuel le Ray (crèches pour la Ville de Rennes)
1934 : lambris et frise de la crèche municipale rue Papu à Rennes

Mes préférées car j’ai fréquenté cette crèche pendant 3 ans

1923-1926 : bassins de la piscine et des bains publics Saint-Georges à Rennes (Ille-et-Vilaine)


Façade de la Poste de Saint-Lunaire.
(Photo : Alain Amet / Musée de Bretagne)

1927 : façades et intérieurs de la "Maison bleue" à Angers (Maine-et-Loire)
Détails


Maison d'Isidore Odorico à Rennes (Photo : Danielle Birck/ RFI)
Au moment où l’Art déco décline, les mosaïques d’Odorico, elles, paradoxalement, perdurent. C'est-à-dire que dans les années 1930, Odirico continue à faire sa mode »… Ce qui ne signifie pas que le fils Odorico reste imperméable à son évolution. Pour sa maison construite entre 1939 et 1940, il a compris le phénomène de modernité qui est en train de s’accomplir sous ses yeux et elle est caractéristique du moment : les carreaux cassés, les grandes baies vitrées… Mais ça ne l’empêche pas de continuer à aimer les matériaux, à aimer la couleur et à l’intérieur de sa maison, on voit qu’il continue à être un mosaïste

Roscoff

Dans l'entre-deux-guerres, on recense des œuvres de l'atelier Odorico dans 122 villes du grand Ouest. Avec un succès qui se traduit par l’afflux des commandes, publiques et privées, l’ouverture de trois succursales à Angers, Nantes et Dinard, tandis que Rennes devient un des centres de production de mosaïques les plus importants de France.
Odorico jusqu’au bout
Sa mort, en 1945, va ouvrir un nouveau chapitre de l’entreprise Odorico qui est aussi celui de son déclin inéluctable. A la simplification des formes dictée par la modernité, aux enjeux de la production industrielle, va s’ajouter la crise économique des années 1970 qui aura raison de l’entreprise rennaise, laquelle aura néanmoins réussi à garder son nom jusqu’au bout.
Si l’entreprise disparue, l’héritage demeure, sous la forme d’un patrimoine en grande partie conservé, comme on peut le constater en parcourant les rues de Rennes en quête des traces encore bien présentes.
15:19 Publié dans Portraits de créateurs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21.08.2011
Les cartes publicitaires animées de Jorj Morin (1909-1995)

1909 : Naissance de Jorj MORIN à Cholet (Maine-et-Loire), le 4 octobre, d'un père et d'une mère d'origine angevine.
1919-1927 : A Rennes, ses études sont interrompues par la maladie à 17 ans. Il habite alors à La Possonnière près d'Angers une maison face à la Loire. Lecture, leçons de dessin par correspondance et surtout de très nombreux croquis d'après nature, chaque jour.
1931 : Il s'établit à Nantes comme graphiste (affiches, mise en page, études de marques, etc.). Cette activité lui permettra de s'initier à la lithographie, de s'exercer à la gravure sur cuivre, à la peinture, puis plus tard à la tapisserie et à la mosaïque, jusqu'à ce que ces expériences prenant de plus en plus d'importance l'amènent à s'y consacrer totalement.
Il travaille pour de grandes entreprises telles que la Biscuiterie Nantaise, les cafés Houdet, les conserveries Amieux et Cassegrain.












Le publicitaire se consacre aussi à la promotion d’événements comme les Foires de Nantes, la Mi-Carême...
Jorj Morin est surtout connu pour ses activités artistiques : peinture, gravure, tapisserie, mosaïque.
Son travail témoigne des évolutions de la publicité, des années 1930 aux années 1970.
Le style ludique de Jorj Morin est celui d’un dessinateur publicitaire dans l’air du temps, avec son goût pour les formes géométriques, son souci de l’épure, sa recherche de slogans humoristiques…
Jorj Morin sait composer un univers propre à chaque marque, en inventant des personnages qui font sourire, très souvent des animaux humanisés.
Il s’adresse également aux enfants, créant pour eux des bandes dessinées publicitaires et des petits jouets à réaliser et à collectionner…

15:22 Publié dans Portraits de créateurs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
29.04.2011
La maison de Yoko Saito au salon de Nantes (3)
Yoko Saito est l'une des plus célèbres quilteuses japonaises. Le salon nous a offert la possibilité d'admirer la décoration d'une maison par cette grande artiste.
18:00 Publié dans Patchwork, Portraits de créateurs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
28.04.2011
Pascal Jaouen au salon "Pour l'amour du fil" (2)
L'un de mes créateurs préférés à ce salon est Pascal Jaouen.
Ce breton né à Quimperlé a été initié dès l'enfance à la broderie bretonne et il est rapidement devenu passionné du "Glazic", broderie du pays de Quimper qui s'exécute avec des fils de soie.
Il participe à l’atelier de broderie de Viviane Hélias où il fait ses premiers pas et ses premières aiguillées de perles et de fils.
Il crée sa propre entreprise « l’Ecole de broderie d’Art de Kemper » en 1995.
Seul enseignant au départ, la structure en compte aujourd’hui cinq sur une quinzaine d’écoles jusqu’à Nantes, sans compter les stages dans différentes villes de France et à l’étranger.
S’il veut pérenniser cet art du fil breton, Pascal Jaouen veut avant tout faire évoluer la broderie et la sortir de son cadre traditionnel. Il crée et brode sa première composition « Le tapis d’Orient ».
Exposée à la 1ère Biennale de Broderie d’Art à Bayeux en 1995, cette réalisation remporte un grand succès.
Le tapis d'orient
Ce succès l’incite à poursuivre dans cette voie créatrice en s’inspirant des points et des motifs des costumes que portaient les hommes de Quimper.
Il y ajoute son inspiration personnelle et n’hésite pas à associer aux fils de soie des végétaux comme l’oyat, plante qui pousse sur les dunes, mais aussi des perles de verre et des galons.
Cette "Broderie Glazig" est donc adaptée à la création contemporaine et elle fait rapidement la renommée de l’Ecole de broderie d’art de Kemper. Y sont également enseignés la broderie du « pays bigouden » (Pont-L’Abbé), le perlage, la broderie blanche sous toutes ses techniques : le richelieu, plumetis, jours anciens et Cilaos, broderie sur tulle, le passé empiétant, ainsi que des techniques au crochet : le lunéville, la dentelle de Lier et le point de Beauvais...
En 2003, il ouvre un atelier de confection et propose aux particuliers des créations personnalisées pour des robes de mariées, des tenues de cérémonies ou des costumes.
En 2005, il publie un ouvrage sur la broderie Glazig intitulé « Le Brodeur bleu » aux Editions du Télégramme.
23:22 Publié dans Broderie, Portraits de créateurs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07.03.2011
Un magicien-récupérateur
Jean-Pierre AUGIER est un récupéreur magique, il redonne vie à de vieux outils et des bouts de métaux, je vous laisse en juger et si vous voulez en savoir plus sur lui ,vous pouvez visiter son site :












12:11 Publié dans Portraits de créateurs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




